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9Jan/19Off

Le voyage de Benalla en Afrique

Le parquet de Paris a ouvert samedi une enquête préliminaire pour "abus de confiance" visant Alexandre Benalla, soupçonné d'avoir utilisé deux passeports diplomatiques après avoir quitté son poste à l'Élysée suite à l’affaire du 1er-Mai. L’ancien garde du corps a effectué ces derniers mois une série de voyages sur le continent africain, et notamment au Tchad, où il a pu rencontrer le président Idriss Déby, quelques jours seulement avant la visite d’Emmanuel Macron. Interrogé par L’Express, Philippe Hababou Solomon, l’homme qui a accompagné Alexandre Benalla au cours de ces différent déplacements, lève le voile sur les coulisses des allées et venues de l’ancien chargée de mission de l’Elysée. Un travail d'"assistant". Présenté par l’hebdomadaire comme "un vieux routier des sentiers africains", proche notamment des ex-présidents de Centrafrique François Bozizé et d’Afrique du sud Jacob Zuma, Philippe Hababou Solomon, 63 ans, explique avoir été présenté à l’ancien protégé d’Emmanuel Macron par "un ami commun". Depuis son limogeage, Alexandre Benalla chercherait en effet à se reconvertir dans le consulting. "Je n’avais pas besoin de lui pour m’ouvrir des portes, mais plutôt d’un ‘assistant’ à qui je pouvais déléguer le suivi des affaires en cours, notamment dans un certain nombre de pays", explique cet homme d’affaire franco-israélien. Deux tournées et des vacances aux Bahamas. Ensemble, les deux hommes auraient effectué deux tournées, à l’automne. La première, mi-novembre, en Turquie et en Israël, en compagnie d’une délégation indonésienne, pour parler cybersecurité. Et la seconde, début décembre, cette fois avec une délégation turque, sur le continent africain, au Cameroun, au Congo et au Tchad. "À N’Djamena, nous avons rencontré le président Idriss Déby et son frère, qui gère les approvisionnements en équipement militaire. L’objet des discussions, c’était le textile, les uniformes, l’électricité", détaille Philippe Hababou Solomon. Concernant ce dernier séjour, l’entourage d’Alexandre Benalla a pourtant nié, également dans les colonnes de L’Express, toute rencontre avec le frère du président tchadien. L’équipée s’est achevée par trois jours de détente aux Bahamas : "Un séjour de tourisme en somme ; Alexandre a fait du jet-ski. Mais là, c’est moi qui ai payé la facture". "Personne n’a protesté quand Alexandre a utilisé ses passeports diplomatiques". Concernant l’utilisation de passeports diplomatiques pendant ces différents déplacements, Philippe Hababou Solomon, lui-même détenteur d’un passeport diplomatique de Guinée-Bissau, précise : "À chaque fois qu’un passeport de ce type passe une frontière, les autorités sont informées. L’information remonte directement au Quai d’Orsay. Personne n’a protesté quand Alexandre a utilisé ses passeports diplomatiques, en Israël comme en Afrique..." Contacts élyséens. Par ailleurs, dans un courrier adressé à Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron qui lui a demandé de s’expliquer sur ses "missions personnelles et privées", Alexandre Benalla a concédé continuer à entretenir des "échanges réguliers" avec certains membres de la présidence. "Oui, il parle avec les jeunes qui sont en poste aux côtés d’Emmanuel Macron, ceux de sa génération", abonde Philippe Hababou Solomon, toujours auprès de L’Express. "Je crois aussi qu’Alexandre continue d’échanger des textos avec le président", glisse-t-il, tout en indiquant que le jeune homme ne s’est jamais targué, lors de ces différents déplacements, d’être en mission pour l’Elysée. Des "petits rapports". L’homme d’affaires laisse toutefois entendre qu’Alexandre Benalla pourrait bien jouer les ambassadeurs de l’ombre. "Alexandre faisait des petits rapports, après qu’untel nous a dit qu’il n’appréciait pas le ‘monsieur Afrique’ de l’Élysée, ou après qu’un autre nous a confié son incompréhension à propos du rôle de la France sur tel ou tel dossier. Je ne sais pas précisément à qui étaient destinés ces rapports", conclut-il.

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25Oct/18Off

Recettes de Google: des sushis et du micro onde

Les cuisines sont le centre de la plupart des foyers et traitent principalement de la cuisine traditionnelle. Cependant, lorsque le micro-ondes est né, il s'agissait d'une cuisson rapide. La plupart des mères qui travaillent sont vraiment reconnaissantes pour les micro-ondes. L'effet chauffant des micro-ondes a été découvert par hasard en 1945 lorsqu'un ingénieur travaillant sur un radar actif a remarqué une barre de chocolat dans sa poche en train de fondre. Le premier aliment cuit intentionnellement au micro-ondes était du maïs soufflé et le second était un œuf (qui a explosé). Lorsque vous achetez une maison, vous vous attendez à ce que la cuisine comprenne un four à micro-ondes. Aux États-Unis, ils sont assez courants, mais ce n'est pas toujours le cas. Je me souviens de notre premier four à micro-ondes. Nous avons pensé que c'était un excellent outil pour décongeler tout ce que nous avions décidé de prendre pour le dîner… car nous n'avions pas la capacité de planifier à l'avance (à l'époque ou maintenant). Il a fallu des années pour apprendre à cuisiner au micro-ondes. Livre de recettes ou Google? Beaucoup de gens avaient l'habitude de choisir leur livre de cuisine préféré, mais il est maintenant plus facile de faire une recherche sur Google, y compris la chose la plus simple dans la cuisine, comme «combien de temps pour décongeler les côtelettes de porc». Bien sûr, vous passez ensuite à la liste des recettes de «cuisson de côtelettes de porc». La recette Comment faire cuire une belle côtelette de porc était assez étonnante mais elle n'inclut pas le mot micro-ondes. «Pour cuire les côtelettes dans une poêle, faites chauffer une petite quantité d'huile (si le porc est maigre) dans une grande poêle à fond épais. Placez la côtelette dans la poêle. ne pas couvrir. Cuire la côtelette à découvert, retourner à l'occasion, jusqu'à ce qu'elle soit dorée des deux côtés. Assaisonner à volonté et servir immédiatement. Cela fonctionne bien avec des côtelettes de 3/4 de pouce d'épaisseur. Une côtelette 3/4-inch prendra environ 6 à 10 minutes de temps de cuisson total. Des coupes plus minces prendront moins de temps. Plus la coupe est épaisse, plus la chaleur est modérée, mais des coupes plus minces peuvent être faites avec une chaleur plus élevée pendant moins de temps. Une coupe plus épaisse prendra plus de temps (une côtelette de 1-1 / 2 pouce prendra environ 15 à 20 minutes). ” Fait intéressant, ils ont proposé des alternatives de «cuisson rapide», vous pouvez griller ou griller une côtelette de 3/4 pouce en 6 à 8 minutes. Toutes les recettes n'incluent pas l'utilisation d'un four à micro-ondes même si la cuisson est rapide. Eh bien, je ne suis pas le cuisinier de notre maison et je ne reste pas concentré sur ce que je cuisine pendant plus de 2 à 3 minutes. Mon idée de cuisiner est de faire cuire quelque chose sur la cuisinière, au four ou… vous l'avez deviné, le micro-ondes. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste de ce atelier de cuisine sushi à Paris. .

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24Oct/18Off

Climat scolaire, violence et cyberviolence

Des études sur le climat scolaire renseignent depuis plusieurs années sur les expériences scolaires des élèves. Les enquêtes réalisées par questionnaire s’intéressent aux victimations vécues ou rapportées par les élèves, mais également à leur sentiment d’aise et de sécurité dans leur établissement d’appartenance. La prise en considération de ces perceptions auto-reportées repose sur la démonstration qu’un climat scolaire négatif ou tourmenté constitue un facteur de risque pour le décrochage scolaire. Adoptant un point de vue genré, la recherche sur les violences entre pairs dans les établissements scolaires s’est développée plus récemment en France et a porté attention aux relations entre les filles et les garçons et aux mé- canismes conduisant à la soumission/domination dans les échanges relationnels ordinaires banalisés par les jeunes, invisibles pour les adultes. La définition de la recherche et de ses enjeux sociaux, éducatifs, politiques a mis en évidence le caractère novateur de la définition de l’objet d’étude « violences de genre entre élèves » en cours de constitution. Cependant, en 2013, ces auteur-e-s n’avaient pas inclus dans la définition de leur objet de recherche, les nouvelles voies de médiation de la violence que constituent les outils du numérique dont sont largement munis les jeunes. Avec l’émergence des outils numériques et des réseaux sociaux, d’autres travaux se sont intéressés aux épisodes de violence issus du cyberespace ou y trouvant une continuité. Ces études se sont d’abord occupées à mieux comprendre le phénomène. Assiste-t-on à l’émergence de « nouveaux » types de violence dans lesquelles les outils numériques constitueraient un moyen de plus pour commettre des actes de violence au quotidien ? Une synthèse de Schultze-Krumbholz et al. (2015) montre l’évolution de la centration des objets de recherche portant sur les outils numériques et les cyberviolences pouvant affecter le milieu scolaire. Au cours de la dernière décennie, les centrations ont porté à la fois sur les usages numériques et parallèlement sur les cyberviolences et le cyberharcèlement. Ainsi s’est progressivement dégagée la conjonction entre les espaces dans le développement des violences : Ybarra et Mitchell (2004) ont montré que les violences entre élèves sont aussi souvent des violences commises en réseau, tandis que Vandebosch et Van Cleemput (2008) ont pointé l’existence d’un groupe social hors ligne dans les faits de cyberharcèlement. La conjonction de ces résultats conduit à dessiner un phénomène interpénétré entre le cyberespace3 et l’espace présentiel4 s’appuyant sur l’existence d’un groupe social dont les individus peuvent fluctuer plus ou moins selon les espaces. Les supports utilisés pour les cyberviolences sont évolutifs et dépendent des outils accessibles selon les contextes historiques, géographiques, sociaux et individuels. L’accroissement du phénomène est attesté, ainsi que la prédominance d’utilisation des réseaux sociaux qui ont supplanté définitivement la messagerie ou les espaces de discussion instantanée. Ces nouveaux supports et ces nouvelles pratiques occasionnent de nouvelles potentialités de diffusion des actes d’agression par l’élargissement de leur périmètre de diffusion et de dissémination. Ces évolutions perpétuelles des technologies digitales façonnent autant les usages des espaces sociaux que les interactions qui en découlent, aussi est-il indispensable d’envisager ces interactions sous l’angle de la facilitation du rapprochement victime-agresseur. Il convient donc de garder à l’esprit que ces interrelations sont fluides, mouvantes et ne peuvent être appréhendées selon des modalités uniques ou pérennes. Ces caractéristiques impactent nécessairement, de manière spécifique, toute réflexion sur la prévention des cyberviolences.

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1Août/18Off

Trump à Londres

Aussitôt arrivé, aussitôt destitué ? Eh bien, contre toute attente, c'est bien ce qui pourrait arriver à Trump dans les mois qui viennent. Il est parvenu à suffisamment aggraver son cas pour que ce risque soit aujourd'hui une vraie réalité. J'en ai longuement discuté avec mes collègues jeudi dernier, durant une conférence à Londres. Et nous étions plutôt atterrés par ce qui se passe aux Etats-Unis : le président américain ne cesse d'accumuler les fiascos et les erreurs de communication.
Il y a pour commencer eu le limogeage brutal et totalement incompréhensible du directeur du FBI, Jim Comey. Enfin, incompréhensible si l'on exclut l'idée que Trump ait pu le virer pour faire cesser les investigations à son encontre quant à ses supposés liens avec la Russie... Puis il y a eu, bien sûr, la divulgation par Trump d'informations sensibles fournies par le Mossad... à la diplomatie russe ! Mais le plus grave reste sans doute ce mémo de Comey semblant montrer que Trump lui a demandé d'arrêter l'enquête du FBI sur Michael Flynn, suspecté, lui aussi, de s'être un peu trop acoquiné avec Moscou... Tous ces rebondissements expliquent la situation actuelle outre-Atlantique. La gouvernance Trump est complètement minée par cette histoire de liens avec la Russie, et la situation ne semble pas près de s'éclaircir. Certains évoquent déjà une procédure d'impeachement.
La crise a-t-elle encore une chance de se tasser ? Pas si sûr. Les représentants de la Chambre des Représentants ont désormais assez de raisons pour engager une procédure en destitution du président. Et Jason Chaffetz, président d'une commission de la Chambre, a clairement annoncé sa volonté d'aller au fond des choses, et d'obtenir notamment le mémo de Jim Comey.
Cependant, l'impeachment peut encore être empêché. Les représentants de la Chambre doivent obtenir une majorité pour le lancer, et pour l'instant, les chefs républicains ne veulent pas en parler. Mais cela peut changer brusquement s'ils voient en locataire du Bureau oval un obstacle pour les législatives.
Au passage, j'ai adoré cette conférence à Londres : l'organisation était vraiment top. Je vous mets en lien l'agence qui l'a mis en oeuvre, pour ceux que ça intéresse... Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site internet sur l'organisation de séminaire à Londres qui est très bien fait sur ce thème.

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31Juil/18Off

Mettre en place un groupe international de lutte contre la contrefaçon

La montée en puissance des actifs immatériels d’abord dans certains secteurs de l’économie, notamment avec les marques dans le domaine du luxe, puis dans les secteurs industriels, avec par exemple les brevets pour certains médicaments ou les pièces détachées d’automobile, et enfin récemment dans le secteur culturel, avec le développement du téléchargement illégal, ont fait prendre conscience de l’importance de la lutte contre la contrefaçon et le piratage. Les actions de prévention, dont témoigne la récente campagne d’information du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie sur les risques liés à la contrefaçon, mais également de sanction à l’égard des contrefacteurs sont désormais devenues un réflexe pour les autorités françaises. Cette préoccupation s’étend à d’autres pays, qui ont pu par le passé fonder une partie de leur développement sur la copie de biens protégés mais qui, désormais plus avancés dans la montée en gamme technologique, se retrouvent confrontés à la contrefaçon d’autres pays. Longtemps accusé de copie dans les années soixante et soixante-dix, le Japon est aujourd’hui très impliqué dans la lutte contre la contrefaçon. Dans le cadre du projet du précédent Premier ministre de faire du Japon la nation de la propriété intellectuelle, la lutte contre la contrefaçon est devenue une priorité. Il n’en va cependant pas de même dans tous les pays. Même si elles reconnaissent l’intérêt du sujet et se lancent dans des actions spectaculaires contre les contrefacteurs, les autorités de plusieurs pays émergents restent, aux yeux des industriels occidentaux, en retrait en matière de protection des droits de propriété intellectuelle. En 1989, dans le secteur financier, la France a été à l’initiative de la création du groupe d’action financière en réponse à des préoccupations croissantes au sujet du blanchiment de capitaux. D’abord limité aux pays du G7, le GAFI réunit aujourd’hui, parmi ses membres ou observateurs, de grands pays émergents comme le Brésil et la Chine. Il assure le développement et la promotion des politiques nationales et internationales de lutte contre le blanchiment des capitaux.

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23Mai/18Off

Cuisine et entreprise

Comme la direction de mon entreprise a à coeur de garder la motivation de ses employés, elle nous propose régulièrement de participer à des incentives très divers. Ce qui fait qu'au fil des années, je suis en quelque sorte devenu un expert en ce domaine. La semaine dernière encore, mon entreprise nous a proposé, à mes collègues et moi, de participer à un incentive culinaire à Bordeaux. Ce n'est pas la première fois que je participe à un atelier de ce type, et je me suis fait encore une fois la réflexion que ce genre d'animation colle parfaitement aux objectifs de ce genre d'événement. Et pourtant, je ne suis pas le client idéal en la matière ! J'évite le plus souvent de cuisiner, et les soirs où ma femme n'est pas là, mes enfants savent déjà que ce sera une soirée pizza. Mais bizarrement, quand c'est dans le cadre de ce genre d'animation, j'apprécie tout particulièrement le fait de cuisiner. D'une part, je trouve que préparer un plat est un bon moyen de briser la glace. Lorsqu'on se retrouve à plusieurs autour d’une table à devoir gérer le décorticage d’une gambas (sans en mettre partout, de préférence), la conversation s’engage très rapidement, et ce dans une ambiance assez décomplexée. Et quand l'événement est bien organisé, il n'est pas rare qu'il y ait un stand à part pour apprendre à faire des Mojito, par exemple. Et comme vous pouvez vous en douter, ce coin-là ne désemplit évidemment pas de la soirée (même si apprendre à faire des cocktails passe vite en second plan, il faut être honnête). Un atelier culinaire est aussi à mon sens un moment où la hiérarchie cède la place à autre chose. Côté cuisine, les capacités de chacun n’ont en effet aucun rapport avec le positionnement dans l’entreprise : des employés peuvent ainsi apporter leur savoir-faire à des directeurs bien plus gradés qu'eux, sans que cela choque personne. Cettte situation est selon moi valorisante pour les uns et génératrice de cohésion pour tous. Et puis, il y a bien sûr le moment où l'on peut enfin goûter à ses créations. Le rassemblement se transforme alors en grand banquet, dont on profite d'autant mieux qu'on a travaillé dur pour sortir chaque assiettee. Du coup, la dégustation devient un grand moment de convivialité, généralement propice aux échanges.
Bref, je trouve que l'atelier culinaire est décidément l'un des thèmes qui marche le mieux en incentive. Si vous voulez voir à quoi cela ressemble, je vous mets en lien l'agence qui s'est occupée de cet incentive. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de l'organisation d' incentive en Aquitaine.

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15Mai/18Off

La transmission de patrimoine

La transmission de patrimoine est encore une situation minoritaire et demeure étroitement liée au niveau de revenu. Pour autant, la fiscalité des transmissions se révèle impopulaire, méconnue et surestimée par la majorité de la population. Cela est particulièrement vrai chez les ménages les plus modestes et même chez les ménages ayant peu de chances de bénéficier d’une transmission ou de transmettre. Une meilleure connaissance de la fiscalité des transmissions ne modifie pas non plus significativement l’opinion des personnes interrogées. Quant à l’organisation même de la fiscalité des transmissions, les Français expriment une adhésion relative aux modalités actuelles de différenciation de la taxation du patrimoine et présentent surtout une faible appétence pour une évolution de ces modalités. Ainsi, les opinions et préférences des Français en matière de fiscalité des transmissions conduisent à des conclusions souvent contraires à celles de l’analyse économique. Dans une économie avec une concurrence imparfaite sur les marchés de capitaux et des flux de transmission de patrimoine, la taxation des transmissions peut en effet être un des impôts les plus efficaces. Cet impôt est aussi historiquement un des meilleurs outils pour réduire les inégalités. Pourtant, alors que l’héritage est un important facteur d’inégalités des chances et de reproduction intergénérationnelle des inégalités, les années 2010 marquées par une période de récession et une difficile reprise économique n’ont pas fondamentalement modifié les préférences des Français en matière de fiscalité du patrimoine. L’impopularité de la taxation des héritages a même fortement augmenté depuis la crise. Ainsi, les inégalités – ici de patrimoine – ne conduisent pas mécaniquement les ménages à privilégier des politiques redistributives qui permettraient de réduire ces inégalités. Au contraire, les inégalités de patrimoine apparaissent même mieux tolérées que toutes les autres inégalités. Surtout, en situation de crise et d’incertitude, la possibilité de transmettre du patrimoine au sein de sa famille semble faire figure de protection. Valeur refuge et d’investissement face au risque de dépendance ou encore aux incertitudes sur la capacité de l’État providence à protéger contre les risques futurs, la famille semble de plus en plus influencer les préférences et opinions des ménages. Plus un individu accorde de l’importance à sa famille, plus il souhaite une diminution de l’impôt sur les héritages. De même, les individus considérant que leur niveau de vie personnel ou que le niveau de vie de l’ensemble des Français se dégradent fortement ne présentent pas de préférences pour la redistribution plus élevées. Au contraire, ils considèrent plus souvent que l’impôt sur les héritages devrait diminuer. Si les préférences pour la redistribution s’avèrent bien fortement corrélées aux perceptions des individus sur leur situation personnelle et leurs perspectives de mobilité sociale, les individus considérant appartenir aux classes favorisées présentent l’aversion à la taxation des transmissions la plus faible. Ils considèrent en effet 2,5 fois plus souvent que la moyenne que « l’impôt sur l’héritage devrait augmenter car les héritages entretiennent les inégalités sociales ». Ainsi, ni la situation économique ni les connaissances précises des individus sur la fiscalité des transmissions ne se révèlent déterminantes en matière de préférences fiscales. La catégorie socioprofessionnelle, le niveau général d’éducation ainsi que l’importance accordée à la famille et les appréciations subjectives des individus sur leur situation présente influencent bien plus fortement leurs opinions.

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21Mar/18Off

Mes premiers pas de pilote

Voilà une expérience que je voulais faire depuis longtemps : jouer les hommes de l'air. Les pilotes, plus précisément. Dernièrement, j'ai donc réalisé mon premier vol sur le siège pilote. Je me suis lancé dans le ciel de Lyon, et je dois dire que c'était résolument fabuleux. Le stage durait une heure, mais il n'y a eu en définitive que moins d'une demi-heure de vol (le reste de l'heure étant destiné à la théorie). Ca peut sembler un peu limité, mais en réalité, c'est satisfaisant pour une premier essai. D'abord, il y a bien entendu le stress au moment du décollage. A mon arrivée à l'aérodrome, j'étais plutôt décontracté. Mais dès que je me suis retrouvé paré au décollage, à attendre l'accord de la tour de contrôle, je dois reconnaître que j'étais beaucoup moins sûr de moi ! Après ça, il y a évidemment la tension causée par l'atterrissage. Entre les deux, c'est tout de même relativement doux. Le Cessna étant très léger, il tend à se déporter sous l'effet du vent, mais ce n'est pas grand-chose, et on s'y fait vite. Par contre, lorsque vient le moment de regagner le tamarc, c'est une autre affaire ! Alors certes, vingt minutes, ça semble insuffisant, mais il n'en faudrait pas plus pour un premier vol. En tout cas, si vous en avez un jour l'occasion, je vous prescris vivement l'expérience. Et le faire à Lyon n'en rend à mon sens l'expérience que plus belle : le spectacle est vraiment magistral, contemplé des cieux. J'ai eu la chance de pouvoir piloter sous le soleil couchant, et il y avait de ce fait une magnifique lumière rose doré tout autour de l'appareil. Un instant absolument magique ! Et contrairement à ce qu'on pense généralement, il faut savoir que ça n'a vraiment rien de sorcier, le pilotage. A vrai dire, on peut commencer à piloter un avion avant même d'avoir le permis B. Il est vrai qu'en altitude, l'on peut faire un écart sans se prendre aussitôt le décor... Voici le site où j'ai trouvé cette séance de pilotage d'avion, si ça vous intéresse. 🙂 A lire sur le site de cette activité de pilotage avion à Lyon.

pilotage avion 8

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20Mar/18Off

La corporate governance selon Milton Friedman

Pour Milton Friedman, dans une économie de marché et de propriété privée, le PDG est l'employé des propriétaires de l'entreprise, ses actionnaires. C'est la théorie de « l'agence » : le patron est le mandataire de ces investisseurs et doit agir uniquement en fonction de leur intérêt. Ainsi, pour Friedman, toute autre motivation que la recherche du profit pour une entreprise est immorale et anti-économique. Ce double postulat, de l'actionnaire propriétaire et du dirigeant à son service exclusif, constitue le socle du fonctionnement des grandes entreprises au travers des principes de la « corporate governance ». Elle justifie également la pratique de distribution de stock-options et autres attributions d'actions à prix préférentiel. Comme le remarque Philippe Escande, « ce dogme de la valeur actionnariale a prospéré à partir de la fin des années 1980 sous le triple impact de la libéralisation des marchés financiers, de la révolution technologique et de la mondialisation ». On peut relever que Friedman lui-même, dans cet article de 1970, affirmait que l’objectif de tout dirigeant doit être de maximiser la valeur financière à long terme de l’entreprise pour les actionnaires, et qu’il y ajoutait la double contrainte du respect des lois et du marché (concurrence libre et ouverte) ainsi que le respect des règles communes de l’éthique (« ethical custom »). Bon nombre de dirigeants qui suivent aujourd'hui fidèlement les préceptes de Friedman oublient ces éléments : « à long terme » et « sous la contrainte des règles communes de l’éthique », ces dernières étant sans doute plus substantielles à présent qu'en 1970.

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29Jan/18Off

Le bio-végétarien

Le mois dernier, j'ai affûté mes compétences culinaires à l'occasion d'un cours de cuisine à Valence. J'en avais déjà testé un en mars dernier et je m'étais beaucoup amusé. Et avec ce deuxième cours non plus, je me suis encore plus amusé : on découvre énormément de trucs, lorsqu'on est conseillé par un chef ! La vie est quand même étonnante. Si quelqu'un m'avait dit il y a cinq ans que je me mettrais à la cuisine, je n'y aurais pas cru un instant : j'étais un fervent adepte de la barquette industrielle, à l'époque. Mais depuis que je sais tout ce que les industriels mettent dans ces fameuses barquettes, je n'en mange plus et je m'astreins à cuisiner. Et c'est de ça dont je souhaiterais bavarder aujourd'hui : de nourriture saine. Parce que même si les gens ne voient rien venir, nous changeons en ce moment même notre mode de consommation. Pour commencer, il y a le bio qui est de plus en plus demandé. Le bio n'est plus un luxe réservé aux hipsters : il tend à présent à se faire adopter par tous. Il est même proposé dans les rayons de Lidl ! En fait, vu sa courbe de croissance actuelle, je crois qu'il finira par supplanter tout le reste. Dans la même logique, il y a l'alimentation végétarienne, qui deviendra bientôt très courante. Ça semble invraisemblable, présenté comme ça, mais gardez en tête le cas du bio, longtemps perçu comme un marché peu prometteur. Et remarquez où il en est maintenant. Envisagez aussi les découvertes choc mises en ligne par L214, qui font prendre conscience aux gens de ce qui se passe dans les coulisses de l'agro-alimentaire. Tout ça me fait dire que nous inclinerons tous d'ici peu à une alimentation végétarienne. Je suis sûr que cette transformation est déjà en cours ! Autrement, ce cours de cuisine à Valence valait vraiment le coup. N'hésitez pas à le tenter, si vous êtes comme moi un apprenti-marmiton. Vous pouvez en apprendre plus sur ce site. Davantage d'information sur ce atelier de cuisine patisserie à Valence chez Anne-Sophie Pic en suivant le lien.

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